Edito

Un grand merci à toutes celles et tous ceux d’entre vous qui ont relayé le « Manifeste » du G7 qui est désormais la position commune des associations de défense du Patrimoine et des paysages.

Il a été adressé à toutes les équipes candidates au scrutin présidentiel. Les réponses, écrite (celle du Rassemblement national) et orales (celles de équipes de la LREM et des socialistes entre autres) ont permis de nouer des contacts sans doute utiles pour ce que les partis politiques ont nommé « le troisième tour » et qui pour nous qui ne faisons pas d’autre politique que celle du « Patrimoine » à la détermination des positions qui pourraient parvenir à un équilibre parlementaire de la doctrine en la matière pour la durée du quinquennat.

Cela dit, « la messe est dite », ou encore « habemus papam » ! Nous avons encore, en cet état, à éclaircir les positions de l’exécutif d’une part, de ce qui sera une majorité parlementaire, d’autre part sur les sujets que soulève le « Manifeste » en particulier notre revendication d’une « constitutionalisation » des lois qui devront régir la protection du Patrimoine.

La première clarification qui relève de l’urgence est celle qui commandera la politique des énergies renouvelables. Le président « reconduit » considèrera-t- il qu’une large majorité de français rejette l’implantation d’éoliennes pour pourvoir à un mix énergétique susceptible de « verdir » sa ligne ou au contraire s’imposera-t-il un moratoire en la matière.

Nous serons attentifs aux débats et discussions qui se déroulerons durant la campagne des législatives. Celles et ceux qui , sur le terrain interrogeront les candidats dans chaque circonscription sur les termes exprimés dans le « Manifeste » feront du bon travail. C’est seulement après ce scrutin que nous « compterons les œufs » selon une formule chiraquienne bien connue.

D’ici là, continuons à nourrir les poules avec de bons produits…

Alain De La Bretesche – Président de la Fédération Patrimoine-Environnement